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Campement scientifique : la source d’énergie des Muriautins et des partenaires du projet ACTES

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Du 02 au 06 décembre 2019, s’est déroulé le campement scientifique imaginé, conçu et organisé par le groupe n+1, des Ateliers du spectacle. Concluant quatre ans de résidence artistique sur la ville des Mureaux, ce campement scientifique devait constituer un des derniers maillons du projet ACTES « 1+1 fabriquons demain », et valoriser l’ensemble des travaux réalisés par les acteurs du projet. SEINERGY LAB s’est associé à l’événement en tant que coordinateur et partenaire du projet ACTES, au côté d’une dizaine d’autres acteurs.

IMG_20191202_193002La centrale énergétique du 02 décembre a rassemblé, au Campus, dix partenaires dont huit impliqués dans le projet ACTES (UVSQ – IUT de Mantes-la-Jolie, l’AFORP, TRANSENE, Université de Cergy, collège Jules Verne des Mureaux, Lycée F. Villon des Mureaux, Énergies Solidaires et SEINERGY LAB). Le thème de la centrale était « l’énergie ». Ainsi, l’ensemble des participants, ont travaillé en amont sur ce thème, pour dévoiler aux visiteurs le jour J, comment l’énergie se produit, circule et se transforme. Au total, ce ne sont pas moins de dix mini-centrales qui ont été présentées à environ 120 visiteurs, rassemblée pour l’occasion au Campus des Mureaux.IMG_20191204_201558

La soirée d’impromptus scientifiques du 4 décembre a succédé à la centrale énergétique. Toujours faisant partie du campement scientifique, cette soirée avait pour but de faire découvrir à un large public deux impromptus parmi trois. Cette soirée, a vu la participation de trois chercheurs/ingénieurs : Thierry Châtaing du CEA de Grenoble, Benoît Taupin ingénieur chez VERI et Nicolas Lefebvre ingénieur chez ArianeGroup. Cette soirée a également été marquée par la participation exceptionnelle et très remarquée de Joan, élève de 6ème à Jules Verne, qui a plongé tous les spectateurs dans la découverte des films de Clémence Gandillot.

 

 

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Enfin, la soirée de clôture du 06 décembre a marqué la fin de la résidence d’artiste des n+1 aux Mureaux, que le groupe avait voulu festif. Le film de Zoé Chantre qui retraçait l’ensemble du parcours d’actions entreprises par les n+1, avec les habitants Muriautins ou les publics scolaires du territoire, a pu être projeté, avant que les partenaires déchirent l’écran et dansent au rythme de la musique du groupe de Soriba Sakho et de ses complices.

 

« Moi, ce que j’aime bien c’est pouvoir répondre moi-même à de grandes questions, travailler en collectif. Par exemple, là avec mes copines, on est en train de répondre à la question [les impromptus des élèves de seconde passent en arrière-plan] : Comment naît un trou noir ? On a cherché par nous-mêmes, on s’est documenté. Ce qui était bien c’est qu’il n’y avait pas de mauvaises réponses. Parce qu’on pouvait faire quelque chose de totalement imaginaire. Si on argumentait bien, ça marchait (…) L’énergie ça s’use : au début on en a beaucoup, à la fin on en a plus. L’énergie c’est comme une boule qu’on a tous en soi. Mais on ne l’utilise pas de la même façon. L’énergie c’est une détermination, une envie : ça nous donne envie de faire quelque chose. »

Amelle, élève de Première au Lycée F. Villon – Extrait de la centrale énergétique du 02/12/19, au campus

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« Pour moi, l’énergie, c’est ce qui est fondamental pour se mettre en action, c’est ce qui permet d’avancer. Il en existe de plein de sortes mais si nous voulons que quelque chose se fasse, il faut de l’énergie.

Je suis formatrice à l’AFORP, centre de formation à Mantes-la-Ville et à travers les projets menés pendant ces trois années en collaboration avec les N+1, on s’est rapidement aperçus que chez les apprentis, l’énergie c’est la motivation. Et si on y réfléchit, la motivation, finalement chacun l’a en lui. On ne peut pas la créer. En revanche, on peut l’accompagner dans cette recherche. La question est alors de savoir pourquoi les apprentis sont motivés, pourquoi ils s’engagent et donc pourquoi ils ont l’énergie pour se mettre à fond dans un projet (…). Si on en revient purement à l’énergie produite et créée par les apprentis, je pense que montrer et faire appliquer n’est pas le plus pertinent pour mettre en action les apprentis. Cette pédagogie descendante n’est pas du tout favorable aux apprentis. Au sein de l’AFORP, nous essayons de faire autrement (…). De là, ils se mettent en action, ils se retrouvent au cœur de la réflexion, qui est la leur. L’implication commence à se faire ressentir car tout part d’eux. On les rend acteurs de leur propre travail (…). Et c’est alors à nous, accompagnateurs, d’être attentif à la petite étincelle qu’on peut voir chez eux (…).IMG_20191202_195821

Ils doivent trouver en eux l’énergie. L’important pour nous, formateurs, intervenants n+1, est, je pense, d’accompagner, de se mettre à la même hauteur et surtout de faire ensemble.

Un élément fondamental est cette notion de groupe. Nous ne sommes plus ceux qui détiennent le savoir. Nous sommes tous dans le même bateau et le groupe devient primordial (…). Et surtout ce qui les a motivés en plus de tout cela, c’est de savoir qu’ils ne font pas les choses pour rien (…). Les apprentis, comme tout être humain, ont besoin de reconnaissance, et de savoir que ça va vraiment être fait, ça les amène à s’engager, et à essayer de bien faire car ils attendent la critique, qui a été à chaque fois unanimement positive. 

Ça c’est l’énergie des apprentis. Mais moi, qu’est-ce qui m’a poussée à continuer pendant c’est 3 ans ? A avoir l’énergie pour essayer d’accompagner au mieux les apprentis ?

IMG_20191202_195917Ce sont les apprentis, par toute l’énergie qu’ils ont produite et mise en pratique. Ces apprentis qui sont parfois mal vus, qui sont parfois compliqués en cours, ont réussi à produire quelque chose de merveilleux, à s’impliquer avec joie et motivation.

Je me souviendrai toujours de leurs éclats de rire durant les préparations, de leur présence (même ceux sur qui ont douté était tous présents, et à fond !) et surtout de les voir épanouis devant le jugement (qui est parfois difficile). Ils sont là, font les choses avec joie et envie et en redemandent presque. »

Tatiana Vinas, professeur à l’AFORP – Extrait de la centrale énergétique du 02/12/19, au campus

 

« Quelle expérience riche que cette centrale énergétique, de l’énergie à tout va, éthique et humaine. Cette soirée clôt parfaitement le proIMG_20191202_200444jet ACTES au sein du collège avec un groupe d’élèves motivés et dynamiques. L’échange et la construction de la centrale avec le groupe N+1 a été d’une grande richesse de par l’échange humain, la construction commune et les idées créatives et originales proposées et améliorées.

Les élèves se sont parfaitement appropriés le projet à leur façon et une énergie nouvelle est apparue avec ces élèves au collège, une autre relation est née.

Stressante, stimulante, créative, voilà quelques mots qui pourraient résumer la dynamique de cette centrale, co-créée avec des élèves, des professeurs, des partenaires et une troupe de comédien. »

Ken Le Sonn, professeur de physique – chimie au collège J. Verne des Mureaux